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Übersichtsartikel

Angiotensin II-Rezeptor-Blocker – Evidenz entlang dem kardiovaskulären Krankheitsverlauf

Published Online:https://doi.org/10.1024/0369-8394.94.15.581

Mit der Einführung der Angiotensin II-Rezeptor-Blocker (ARB) im Jahre 1995 wurde in der Pharmakotherapie der Hypertonie und der hypertoniebedingten negativen Auswirkungen auf das Gefässsystem ein weiterer Meilenstein gesetzt. Angiotensin II gehört durch seine mannigfaltigen Wirkungen auf verschiedene Organsysteme zu den wichtigsten Mediatoren in der Pathogenese der Hypertonie und deren Komplikationen. Die gezielte Blockade des Angiotensinrezeptors ist eine entscheidende Komponente in der Unterbrechung des pathophysiologischen Geschehens der Hypertonie. Das mit Placebo vergleichbare Nebenwirkungsprofil ermöglicht dem Patienten eine optimale Compliance. In den letzten zehn Jahren konnte in verschiedenen grossen, placebokontrollierten Studien die Effizienz der ARB hinsichtlich kardiovaskulärer Morbidität und Mortalität nachhaltig dokumentiert werden. Patienten nach akutem Herzinfarkt profitieren von einer Therapie mit adäquaten Dosen von ARB in gleichem Ausmass wie von einer Behandlung mit ACE-Hemmern. Eine Kombination von ARB und ACE-Hemmern scheint bei Infarktpatienten aber keine Vorteile zu haben. In der Behandlung der Herzinsuffizienz haben die ARB unterdessen den gleichen Stellenwert wie die ACE-Hemmer erreicht. Bei Patienten mit einer Ejektionsfraktion < 40% wird die Mortalität gegenüber Placebo signifikant reduziert und die Wirkung ist den ACE-Hemmern gleich zu setzen. Auf Grund mehrerer hochwertiger Studien an Typ 2 Diabetikern mit Nephropathie (Mikroalbuminurie, Proteinurie) lässt sich festhalten, dass ARB die Proteinurie reduzieren und somit das Fortschreiten der diabetischen Nephropathie verlangsamen. Ein Vorteil gegenüber den ACE-Hemmern konnte bezüglich renalem Endorganschaden bisher nicht gezeigt werden. Patienten mit arterieller Hypertonie und linksventrikulärer Hypertrophie im EKG scheinen von einer Therapie mit ARB trotz vergleichbarer Blutdrucksenkung hinsichtlich Morbidität und Mortalität verglichen mit beta-Blockern einen zusätzlichen Benefit zu erfahren. Hinsichtlich Mechanismus bisher nicht geklärt ist die Tatsache, dass mit ARB therapierte Patienten im Behandlungsverlauf eine niedrigere Inzidenz von neu entdecktem Diabetes mellitus aufwiesen. Für Patienten mit frischer zerebraler Ischämie sind ARB mit einem signifikant besseren 1-Jahres-Überleben assoziiert als Placebo-behandelte Patienten.Zusammenfassend sind die ARB auf Grund ihrer gut belegten Wirkung, den kardio-, vaso- und renoprotektiven Qualitäten und der ausgezeichneten Verträglichkeit eine nützliche Therapieoption im stationären und ambulanten Bereich bei arterieller Hypertonie und deren Begleit- und Folgeerkrankungen und den ACE-Hemmern ebenbürtig.

The introduction of Angiotensin II receptor blockers (ARB) in 1995 was another milestone in the pharmacological management of hypertension. Due to the manifold effects on several target organs Angiotensin II is one of the most important mediator in the pathogenesis of hypertension. The blockade of the Angiotensin II receptor type 1 is a crucial cornerstone in interrupting the pathophysiological pathways in hypertension. Furthermore ARB have an excellent tolerability comparable with placebo. In the last decade large placebo-controlled trials could prove the efficiency of ARB in terms of morbidity and mortality. Patients after acute myocardial infarction and patients with chronic heart failure benefit from treatment with ARB equally compared to treatment with ACE inhibitors. Combining ARB and ACE inhibitors in patient after myocardial infarction increases the rate of adverse events without improving survival. Increase of microalbuminuria and worsening of diabetic nephropathy is reduced by ARB in patients with diabetes type 2, but an advantage over ACE inhibitors could not be documented. Hypertensive patients with electrocardiographically left ventricular hypertrophy treated with ARB seem to have an additional benefit in terms of morbidity and mortality compared to treatment with beta-blockers. In the early treatment of stroke patients treated with ARB have a lower 12-month mortality than patients receiving placebo. In conclusion, Angiotensin II receptor blockers are due to their well proved efficiency, the cardio- and renoprotective qualities and the excellent tolerability profile a useful therapeutic option in the management of patients with hypertension.

Avec l'introduction des antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (ARB) en 1995 la pharmacothérapie de l'hypertension artérielle et ses conséquences néfastes sur le système vasculaire a progressé de façon importante. L'angiotensine II fait partie, à cause de ses multiples effets sur divers organes, des médiateurs les plus importants de la pathogenèse de l'hypertension et des ses complications. L'inhibition ciblée des récepteurs de l'angiotensine est une composante essentielle pour l'interruption du processus pathophysiologique de l'hypertension. Son profil d'effets secondaires comparé à celui du placebo permet une compliance optimale des patients. Durant ces dix dernières années, l'efficacité des ARB sur la morbidité et mortalité cardiovasculaire a pu être amplement documentée dans plusieurs grandes études contrôlées par placebo. Les patients après un infarctus du myocarde aigu profitent d'un traitement avec des doses adéquates d'ARB de la même manière qu'avec des inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC). Une combinaison d'ARB et IEC ne semble cependant pas avoir d'avantages chez les patients avec un infarctus du myocarde. Dans le traitement de l'insuffisance cardiaque les ARB ont maintenant la même place que les IEC. Chez les patients avec une fraction d'éjection < 40%, la mortalité comparée au placebo est significativement diminuée et leur effet est similaire à celui des IEC. Sur la base de nombreuses études de haute qualité chez des diabétiques de type 2 avec néphropathie (microalbuminurie, protéinurie), on a pu constater que les ARB font diminuer la protéinurie et ralentissent ainsi la progression de la néphropathie diabétique. Un effet meilleur que les IEC sur l'atteinte rénale n'a pas pu être démontré jusqu'à l'heure actuelle. Les patients avec une hypertension artérielle et une hypertrophie ventriculaire gauche semblent profiter plus d'un traitement par ARB que par bêtabloquants en ce qui concerne la mortalité et la morbidité, ceci malgré une baisse similaire de la pression artérielle. Les patients traités par ARB durant leur traitement présentent une incidence plus basse de nouveaux cas de diabète sucré. Les patients avec un accident cérébral récent ont une survie à 1 an significativement meilleure s'ils sont traités par ARB que par placebo. En résumé, les ARB représentent, en raison de leur efficacité bien démontrée, de leurs qualités cardio-, vaso- et rénoprotectrices et de leur tolérance excellente, une option thérapeutique valable tant en médecine ambulatoire qu'en milieu hospitalier pour le traitement de l'hypertension artérielle et de ses complications et sont comparables aux IEC.